11 juillet 2008
Pouvoir & Savoir Consommer
Les difficultés que rencontrent beaucoup de personnes à joindre les deux bouts sont une réalité en Belgique comme un peu partout ailleurs dans le monde. Augmenter dans la mesure du possible les minima salariaux, les pensions, tenter de réduire les prix de certaines matières premières, réduire certains frais de scolarités, de soins de santés et autres, sont toutes des mesures utiles et essentielles, mais ces mesures seraient elles être réellement efficaces sans un changement profond des comportements d’une majorité d’entre nous ?
Le quotidien aujourd’hui nécessite beaucoup de courage, beaucoup d’efforts, on n’a pas toujours le temps de penser notre consommation, la soif de consommation, la glorification de l’avoir, et l’acharnement des industries via les lobbyings et les publicités ne laissent que peu d’espace à l’individu lambda d’avoir un mode de vie raisonnable tant pour soi que vis-à-vis de la collectivité. Il serait donc primordial d’accompagner l’ensemble des actions pour la promotion du Pouvoir d’achat par des mesures mettant le savoir vivre, le savoir consommer et le savoir se nourrir au cœur des politiques pour l’avenir.
La solution idéale ne peut se limiter à augmenter des salaires bruts sans prendre en compte les comportements qui doivent évoluer à leur tour. Les actions réduisant les rentrées de l’état tel que la baisse de taux de TVA doivent garantir un retour sur investissement positif, et cela nécessite un accompagnement et un changement de nos modes de consommation car sinon tous ces efforts profiteront encore une fois aux grands groupes agroalimentaires pour ne citer qu’eux.
On dit bien qu’il vaut mieux apprendre à pêcher que de recevoir un poisson, alors pour quand l’apprentissage ?
Cela dit, qu’est ce que le bon savoir vivre ? Il doit y en avoir une grande variété ? Comment en promouvoir un tout en respectant les libertés de chacun ? Vouloir traiter du coût de la vie de nos jours nous oblige à penser aux frais de logement, qui représentent une bonne partie des dépenses des ménages. Que pouvons-nous mettre en œuvre pour rationaliser ce marché ? Existe-t-il à ce sujet un savoir faire à promouvoir ?
Amine JS Schaerbeekois
21 avril 2008
Etre de gauche en 2008.
Définir en quelques lignes ce que sont les différences entre la gauche et la droite de l’échiquier politique n’est guère aisé comme exercice. Toutefois, sans prétention aucune à l’exhaustivité, il est pertinent pour une organisation de gauche comme les JS de Schaerbeek de pouvoir se réapproprier et exprimer à sa manière les valeurs constitutives de sa réflexion et de son action.
Historiquement, la gauche a toujours incarné l’action collective, l’égalité, le progrès social. Tandis que la droite était beaucoup plus conservatrice sur le plan des valeurs morales et de l’organisation de la société.
Au delà d’une différence au niveau des valeurs, la gauche et la droite ont vocation à défendre des intérêts divergents. Ainsi, pour la droite, il est primordial de défendre l’individu et son droit à consommer et à s’enrichir. Cette manière de concevoir la société se traduit généralement par un rejet de l’intervention de l’Etat dans la société et d’une fiscalité progressive en fonction du niveau de revenus des citoyens. L’individu doit utiliser son argent à sa guise notamment pour consommer les biens privés de son choix et n’a pas à financer les biens collectifs (écoles, hôpitaux,...). Ce type de pensée vise à la défense de ceux qui ont les moyens de tout se payer et n’ont dès lors pas intérêt à défendre la viabilité des biens collectifs et des services publics. Soucieuse de corriger les inégalités entre les individus induites par la société et d’assurer un minimum de redistribution des richesses, la gauche,elle, va promouvoir la solidarité et défendre l’intérêt collectif. Cela implique donc que ceux qui en ont le plus les moyens contribuent davantage au financement de la Sécurité Sociale et des services publics. En ce sens, la gauche défend réellement les intérêts du plus grand nombre.
La droite n’a de cesse de prétendre que la gauche ne défend que les « assistés », et, par un curieux glissement sémantique, que c’est la gauche qui est conservatrice puisqu’elle s’oppose à toutes les réformes « nécessaires » visant à démanteler la Sécurité Sociale et les services publics. En fait, la gauche se bat pour préserver les conquêtes de ceux qui ont lutté pour des conditions de travail décentes, pour le droit à une pension suffisante, pour l’accès à l’instruction. Bref, pour une société plus juste où l’intérêt de quelques-uns ne primerait plus sur celui de la majorité.
Aujourd’hui plus que jamais, il convient de porter le plus haut possible les valeurs historiques de la gauche et de convaincre la population qu’un projet politique basé sur la solidarité et la défense des intérêts du plus grand nombre a encore tout son sens dans une société où l’individualisme est en train de s’ériger en valeur suprême et où l’exclusion cause de plus en plus de ravages.
Les JS de Schaerbeek.










